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Les 47 km du 47 à FUMEL

22 avril 2016 - 09:21

Emmenés par Francine et Serge, les découvreurs, ils avaient dit qu'ils le feraient ce 47 km du 47...et ils l'ont fait.

 

 

Francine et Serge avaient gouté du 47 km du 47 en 2015. Même incomplète, cette première expérience leur avait bien plu et leur prosélytisme a réussi à convaincre une dizaine de POUMPILS de les accompagner en 2016 avec comme objectif : passer un moment agréable et convivial autour de cette randonnée un peu hors norme.

Nous sommes 10 POUMPILS et 1 POUMPIL apparenté à quitter MONTECH le matin du 16 avril pour affronter le 47km du 47 : Serge, Huguette, Rosette, Bernadette, Edith, Daniel, Bernard F. Bernard B., Daniel, Marc et Philippe, le fils de Daniel. Le voyage est sans problème.  FUMEL n’est finalement pas si loin. En début d’après-midi, nous découvrons la première et  la dernier étape du parcours - CUZORN et BONAGUIL -  avec à chaque fois le sentiment que cette région est décidément bien escarpée.

A BONAGUIL,  un guide, d’origine espagnole, érudit, passionné et passionnant, réussit l’exploit de nous tenir en haleine pendant près de 2 heures en nous faisant visiter un château qui, construit trop tard et dans un endroit sans enjeux stratégiques,  est complétement passé à côté de l’Histoire : jamais assiégé, toujours habité par d’illustres inconnus…Pour atteindre ce résultat, notre guide, fervent admirateur d’Umberto ECCO, fait appel avec humour à toutes les ressources de sa vaste culture: l’architecture, les langues, l’histoire…et même l’art d’être grand père.

Au culturel pourrait succéder le spirituel. Notre  maison d’hôtes, s’appelle en effet « le couvent ». Il n’en est rien.  Anne et Jean François, les propriétaire des lieux,  ont acquis cet ancien établissement religieux, tenu par des sœurs, quelques années auparavant. Ils l’ont modernisé et transformé en une maison d’hôtes au charme vieillot mais très confortable : piscine, sauna, vaste bar dans l’ancienne école des filles….et même chapelle privée. Après une rapide visite  des lieux, nous nous installons et nous célébrons les  vêpres, à notre manière,  au bar ou au sauna.

Notre diner se passe dans la meilleure des ambiances : chaleureuse et conviviale malgré l’orage qui gronde. Nos hôtes nous racontent leur reconversion tardive  de l’immobilier montmartrois à la maison d’hôtes, leur découverte du monde rural  au fin fond du Lot et Garonne. Ils nous parlent aussi de Lulu et de Claude, leurs fournisseurs attitrés en vin de pêche et produits locaux. D’une façon plus générale, ils nous disent leur  bonheur de vivre loin des tracas de la ville. Nous leur confions nos espoirs pour le lendemain…et nos craintes aussi.

Le dimanche  matin,  l’orage a disparu mais le ciel est inquiétant. Il l’est toujours quand à 8 heures nous prenons le départ de la randonnée au stade de FUMEL Nous sommes très nombreux – plusieurs centaines -  et il nous faut nous frayer un passage au milieu de la cohue pour avancer. Le rythme est très rapide, plus de 6 kilomètres à l’heure, et il le restera jusqu’à BONAGUIL, première véritable difficulté sur le parcours.

Après BONAGUIL, l’aventure change complétement de visage. Elle devient personnelle, intérieure voire intime. Nous sommes dans notre bulle et nous nous y trouvons bien. Le pas devient de plus en plus mécanique, les jambes de plus en plus lourdes. Les douleurs apparaissent, s’amplifient au fil du kilomètre et elles nous deviennent familières. Les chemins sont boueux, très boueux et chaque nouvelle montée nous oblige à puiser dans nos réserves. Nous prêtons peu d’attention au paysage concentrés que nous sommes sur notre effort.

 Les étapes se succèdent et chacune d’elles offre le même rituel : une longue table, dressée sous une halle,  couverte de victuailles que nous dévorons debout, quelques mots échangées avec des membres de l’organisation ou des participants, quelques minutes de repos volées assis sur une chaise, quelques ajustements apportés à notre équipement …Chaque étape nous confronte aussi et surtout au même questionnement: continuer ou arrêter.  La petite musique, inaudible pendant la première partie du parcours, devient de plus en plus présente et vire presqu’à l’obsession. Le doute croit. La décision la plus sensée n’est-elle pas de prendre le bus qui attend dehors ?

Tous les POUMPILS n’atteignent pas FUMEL. Edith, accompagnée et encouragée par Rosette bat son record personnel et va jusqu’à SAUVETERRE au 23ème kilomètre.  Rosette poursuit seule et ne s’arrête qu’à SAINT FRONT au 30ème kilomètres, plutôt bien pour une débutante. A SAINT FRONT, Bernadette et Bernard F prennent aussi le bus de retour à la suite de blessures. Francine atteint CUZORN, au 37ème kilomètre,  incapable d’aller plus loin. Elle améliore très sensiblement sa performance de l’année dernière et nul doute que l’année prochaine sera la bonne. Elle ira au bout. Serge et Philippe survolent l’épreuve, l’un à grandes enjambées et l’autre en trottinant. Huguette, Bernard, Daniel et Marc font le job, au prix de grandes souffrances.

Aller au bout  des 47 kilomètres n’était pas l’objectif des POUMPILS. L’important pour eux était d’aller au bout de leurs possibilités, voire un peu plus loin. En cela, ils ont tous le sentiment d’avoir parfaitement réussi quand, réunis autour d’une bonne bière et d’une saucisse frites, ils commentent tous à l’envie leur petits bobos…et leur satisfaction d’y avoir fait face. Tous reviendront l’an prochain pour se battre à nouveau contre eux-mêmes et sans doute aller un peu plus loin ou un peu plus vite…dans la convivialité et la bonne humeur.

Marc

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