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Quand la Rando se conjugue à la Spéléo.

1 mai 2018 - 15:44

Quand la Rando se conjugue à la Spéléo.

 St antonin : jeudi 26 avril 2018.

Sous la houlette de Maité, par ce jeudi ensoleillé, les chemins du randonneur se croisent avec ceux du spéléologue dans les grottes de la région de St Antonin.

Nous partons d’une large clairière, un casque spéléo accroché à notre barda.

Il fait un temps radieux et les 9 marcheurs rejoignent le magnifique point de vue du cirque de Bône et s’émerveillent une nouvelle fois devant le méandre de l’Aveyron ceinturé de falaises escarpées.

Nous observons le panorama et repérons la rivière au fond de la vallée. A la verticale de la faille, il faudra débouler cette fameuse pente.

C’est vertigineux, une main courante nous retient de la chute libre. Accrochés à la corde, nous descendons hyper concentrés et tout le monde est bien content de se retrouver en bas sans bobo.

Il faut remonter aussitôt, nous avons un premier rendez vous avec les grottes de La Dame Blanche et de la Tannerie.

Là aussi, il y a une main courante, un câble pour s’arracher et gravir les parties les plus pentues. Très prudents, les escaladeurs vont se servir d’ une corde de sécurité.

En haut, une personne pour retenir ; en bas, l’assuré est maintenu par cette corde. Si la sécurité est bien présente, le protocole d’usage est à revoir.

Au bout de la corde, il y a un cordon avec un ceinturon qu’on peut rétrécir mais qu’on ne peut pas rallonger !!!!!

Imaginez la scène : Maité, à la posture osée, s’évertue de coincer le mousqueton du ceinturon à 20 cm de la bedaine raplatie de Daniel. Après beaucoup d’essais inefficaces, notre experte exténuée s’époumone en disant : Ah, putain de nœud!!! Fou rire général…

Une petite astuce et voilà Daniel assuré pour cette fameuse grimpée.

Nous arrivons à la grotte de la dame blanche : première aventure spéléo pour bon nombre de randonneurs.

Armés de casques de spéléo avec phares très puissants et de lampes frontales, nous explorons la grotte. Nous voyons d’abord des crottes sur le sol qui témoignent la présence de chauves souris .Elles sont effrayées par la lumière et essaient de retrouver un coin plus tranquille. Sous le balayage des lampes, la grotte offre des dédales aux formes hétéroclites : parfois anguleux, parfois lisses avec allures de chimères.

Soudain, à l’entrée nous voyons un graffiti : Attention gaz .Maite nous fait remarqué qu’il peut y avoir des poches de gaz incommodants à l’intérieur de la grotte.

La remarque de Sophie fut succulente : avec les haricots rouges savourés au pique nique du midi, les flatulences de Michel font plus de courant d’air que le gaz des grottes.

Cette première balade souterraine a été fort sympathique, mais nous n’avons pas vu la plus belle .Ce sera pour tout à l’heure …

Reprenant notre bonhomme de chemin, nous passons par le tunnel souterrain de Trassadou ou nous déjeunons après nos aventures.

Apres le pique nique, nous progressons sur les chemins bordés de pierres sèches revêtues de lichen, souvent éboulées par le temps. Un petit ru forestier presque asséché (Le Frayssinet) amène un peu de fraicheur aux arbres et buis entremêlés de mousse illuminée par les rayons du soleil.

Et puis à leur passage, à un mètre du sol environ, des chenilles vertes suspendues à des fils comme ceux des toiles d’araignée surprennent les marcheurs sur le chemin .Nous comprenons que les buis sont atteints de la pyrale qui décimera malheureusement l’arbuste.

A environ 800 m du bout de notre parcours, nous arrivons à la grotte de la Gourgue et nous pénétrons à l’intérieur. Pour aller plus loin, il faut des bottes que nous allons chercher à la voiture.

Après avoir pris tout l’équipement : bottes, casques de spéléo, lampes frontales, nous explorons la grotte de la Gourgue .Le sol n’est qu’une succession de petits bassins juxtaposés, appelés aussi gours .Le sol et les parois sont parfois lisses comme de la glaise qui colle partout ou couverts de granulats ocre jaune. Ces bassinets sont remplis d’eau limpide et cristalline.

La galerie souterraine est parfois large, mais il faut quelquefois se baisser, se recroqueviller pour franchir les tunnels étroits sans se cogner la tète au plafond. Nous progressons d’environ 200 m, à la lueur de nos faisceaux lumineux qui ballottent nos ombres au son de nos voix perturbées par l’écho .Nous décelons une faille au plafond de la grotte, et bien sûr ,des stalagmites et des stalactites qui sont les sentinelles de toutes les cavités souterraines .

Ainsi, nous avons pu découvrir les richesses d’un monde façonné par le temps, un milieu à la fois inquiétant et attirant.

C’était la richesse de ce jour : un voyage au centre de la terre que nous n’oublierons pas.

 

Un grand merci à Maite qui nous a fait découvrir la rando spéléo.

 

db

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