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RANDO SPORTIVE à LISLE SUR TARN Jeudi 17 Septembre 2020

19 septembre 2020 - 11:10

Forêt de Sivens –Bories Vieilles –Lisle sur Tarn

Sur la place Delbosc, au lever du jour, l’ambiance est joyeuse. Pourtant la journée s’annonce chaude et même très chaude mais rien n’arrête la volonté des nouveaux et des Anciens Poumpils.

Nous remarquons très vite la haute stature de Serge flanqué de ses 2 béquilles. Francine est présente, des papiers en vrac sont éparpillés dans le coffre de sa voiture et explique globalement aux gens du bureau qu’ils sont des « honorables » personnes. Par contre, il faut signer une procédure pour le contrôle de l’honorabilité voulue par la fédé ce qui donne évidemment plus de travail aux encadrants. Sans trop comprendre, nous signons.

Cela me fait penser aux honorables personnes du XVIII ème siècle qu’on nommait des « sieurs » et nous laisserons Serge et Francine dans les papiers des « honorables sieurs du comité » 

Nous programmons nos GPS sur Bories Vielles à Lisle sur Tarn . En contournant la propriété des viticulteurs de Bories Vieilles, nous arrivons sur le chemin de randonnée au pied d’un cèdre centenaire proche d’un calvaire en plein milieu du vignoble gaillacois. 15 marcheurs prennent alors le café chaud et partent vers 8 h45.

La vigne s’étend jusqu’à l’horizon, les feuilles commencent à s’étioler à cause de la sécheresse. Les vendanges sont quasi faites, mais des parcelles portent encore des grappes bleutées au goût sucré .J e pense que ce sont des cépages qui entrent dans la composition du Gaillac vendanges tardives.

Bientôt nous prenons un sentier boisé bien agréable. Soudain au bout de chemin nous tombons sur « la vraie » pampa . Rien à voir avec nos cultures traditionnelles, ce sont plutôt des herbes hautes bien sèches, dépourvues d’arbres, jonchées de ronces qui empêchent le passage des randonneurs.

Nous suivons une trace de sangliers qui mène nulle part. Coûte que coûte il faut traverser leTescou. Nous revenons ne sachant où aller, plus de repères, sinon le GPS qui nous dit qu’on est sur le bon chemin tout proche du Tescou que nous devons franchir, mais comment ?

Nous notons, par endroits, des empreintes d’engins.

Des évènements insolites se sont sans doute déroulés sur cet endroit perdu. Quelqu’un parle du projet du barrage abandonné à Sivens permettant la constitution d’une réserve d’eau. Avec des opposants farouches, ce fameux projet a défrayé la chronique en défiant la police pendant des mois !

Apres consultation Internet, cette « pampa », c’est précisément le lieu abandonné du projet.

Un méli-mélo de hautes herbes, de ronces, de traces d’engins… mais plus de sentier ! …Seulement la bonne humeur du groupe qui dit qu’il faut mettre un drone dans le sac de l’animateur pour trouver une sortie possible …

Nous décidons de suivre une trace de machine qui semble nous mener au Tescou . Au bord, des roseaux, de la menthe, de l’herbe fraîche nous montrent cet endroit humide et propice à une réserve d’eau .

Là, le Tescou n’est pas très large, et les casquettes rouges de la compagnie le traversent à gué, sans trop de problème . Sur l’autre bord nous apercevons une petite route qui nous donne les bons repères et nous voilà repartis après avoir perdu beaucoup de temps.

Mémorable, c’est le qualitatif employé  pour la traversée de ce fameux Tescou.

Nous entrons maintenant dans la forêt de Sivens avec ses arbres magnifiques. Nous traversons La maison forestière de Sivens équipée de tables, de barbecue, et d’ombre: le parfait endroit pour pique niquer, mais ce n est pas l’heure.

Avant de franchir la Combe du Loup, nous apercevons une meule reconstituée de charbonnier .Nous savons que cette forêt abritait des charbonniers italiens.

Au début du xx ème siècle, ces charbonniers fabriquent le charbon de bois à partir de bûches entassées verticalement recouvertes de terre : ce sont les charbonnières, composées parfois de deux étages qui pouvaient atteindre 150 stères. Le feu est introduit par le haut de la cheminée et descend progressivement. La vie quotidienne de ces charbonniers était très rude et rudimentaire.

Tout le long du chemin, des petits tipis jonchent la forêt . Ils sont fabriqués avec des branches. A quoi, peuvent-ils servir ?

Une clairière annonce une ferme aux animaux attirants :des coqs imposants qui surveillent leurs poules au coup dénudé, des ânes poitevins accompagnés d’une petite chèvre noire et des chevaux à la recherche d’ombre. C’est le gite de Compart où l’on peut déguster une cuisine traditionnelle « Comme chez Nat ».

La traversée de la forêt de Sivens est vraiment agréable, nous marchons à l’ombre joyeusement mais un « grupetto » se forme ralentissant notre progression.

Vers 13 heures, nous décidons de manger dans un chemin creux avec du rosé comme apéritif . Mais toujours pas de bonbons car Pompon est absent…

Il nous reste environ 4 Km. Encore à l’ombre , nous ne nous soucions pas trop de la chaleur.

Après une légère montée, nous sortons de la partie boisée pour entrer véritablement dans un four. Le soleil et la chaleur nous étouffent d’un seul coup. Pour les plus éprouvés, c’est la panne d’énergie qui les oblige à se mettre à l’ombre pour finalement s’asseoir, au bord du malaise vagal.

Il reste quelques centaines de mètres et les plus valides s’empressent et terminent ce parcours infernal. Avec un peu de repos, à l’ombre, les autres rejoignent les voitures salvatrices. Il est 15 h.

Chaud !chaud ! Chaud ! Dur ! Dur ! Dur les 500 derniers mètres, mais quelle belle balade atypique ! Mais il faut se désaltérer très vite …

La bière à St Nauphary a tellement d’effet qu’il en aurait fallu une deuxième pour étancher notre soif !

db


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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